Sites touristiques, OuidahVillage de DjègbadjiTemple des PythonsOuidah plageRoute de l'esclaveFresquesPorte du non-retour, Ouidah
Sites touristiques
Chrétiens et Musulmans
Sites de la colonisation
Sites du Culte Vodun
Places publiques et marchés
Circuits touristiques
Circuits sur l'eau
Circuits en ville
 
Autres
Réserver un circuit
Santé-sécurité
Nous écrire
Liens utiles
 

 

Brève historique
Le port de Ouidah est connu pour son rôle important dans la traite des esclaves au cours des 17ème ,18ème et 19ème siècles. Si l’on en juge par quelques estimations sérieuses d’époque, on peut affirmer qu’au 18ème siècle, environ 25.000 esclaves étaient annuellement envoyés de Ouidah dans les Amériques, à travers l’Atlantique.A l’origine, pourtant, Ouidah (autrefois Gléxwé) n’était qu’un petit village dans un petit royaume de xwéda, qui parvenait à subvenir aux besoins des ses habitants grâce à l’agriculture, la chasse et la pêche dans les lagunes côtières loin des dangers de la mer et des marées. La première rencontre entre les autochtones de Ouidah et des Européens a lieu au cours du 16ème siècle, vers 1580, comme certains historiens croient pouvoir l’affirmer. Même si la traite esclavagiste débute aussitôt après dans la baie du Bénin, ce n’est qu’à la fin du 17ème siècle que les marchands Européens commencent à acheter des esclaves au royaume de Xwéda à large échelle, en établissant des forts et des comptoirs dans la ville de Gléxwé.

Le trafic humain assure la prospérité au royaume jusqu’au moment de son invasion militaire en 1727, par le royaume du Danxomè. Les citoyens de la ville sont tués, capturés, et dispersés et le commerce avec les Européens passe aux mains des Danxoméens. En dépit des soulèvements périodiques et d’un harcèlement constant des guerriers xwéda, la ville reste sous le contrôle des Danxoméens jusqu’à la colonisation de ces derniers par la France. La ville de Ouidah devient célèbre par la régularité et l’intensité du commerce des esclaves qui s’y pratiquait, le rayonnement du culte vodou et l’écho retentissant qu’elle en a eu, en dehors du continent africain.

Vers le milieu du 18ème siècle, la population de Ouidah atteint 10.000 habitants, alors que l’économie est à son apogée. Entre 1818 et 1821, on voit s’installer à Ouidah le sieur Francisco Félix de Souza, connu des Danxoméens sous le nom de Chacha.
Ce dernier a vécu à Ouidah jusqu’à sa mort, en 1849, après y avoir fait souche et fortune. Les nombreux descendants du Chacha ont gardé une forte influence dans la société de Ouidah.

L’Angleterre et la France, entre autres, vont jouer un rôle décisif dans le refus de la pensée et de la pratique esclavagiste. Officiellement interdit, la traite se poursuit officieusement dans de nouvelles conditions durant le 19ème siècle, marqué ici par quatre évènements : la traite clandestine, le retour chez eux de quelques esclaves noirs du Brésil, l’entrée en scène de négriers de couleur et commerce de l’huile de palme.
De retour au Bénin et particulièrement à Ouidah, les créoles brésiliens se sont imposés à Ouidah, Porto-Novo ou Agoué par le goût de la fête et du carnaval, le développement des petits métiers et l’architecture afro-brésilienne.

Le royaume de Danxomè (y compris Ouidah) sera conquis par les Français en1892. En 1960, le Danxomè colonial obtient l’indépendance dans le cadre beaucoup plus d’un transfert de pouvoirs que d’une rupture avec la métropole française. Comme, chacun sait, Ouidah est un des centres les plus importants de la religion vodoun au Bénin et probablement, dans le monde. En 1992, la ville accueillit le premier Festival Mondial consacré à l’art et à la culture vodoun. Par ailleurs, la célébration, le 10 janvier, de la fête nationale du vodoun et des traditions, a toujours revêtu à Ouidah un caractère spécial.
 

 

Avec l'appui financier de la GTZ GmbH dans le cadre du Programme PDDC

 
© 2010 - 2017 Office de Tourisme de Ouidah Tous droits réservés