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Découvrir >>La route des esclaves

L'ARBRE DE RETOUR

Arbre de retourCet arbre avait une fonction spirituelle dans la traite négrière. Ainsi, en quittant le parcage de ZOMAÏ, les esclaves vendus aux trafiquants européens venaient faire trois fois le tour de l’arbre. Cette cérémonie symbolique signifiait que l’esprit ou l’âme de chaque esclave reviendrait sur la terre natale d’Afrique quand celui-ci décèdera lors de la traversée de l’océan Atlantique ou dans les Amériques. Ce retour était mystique et non physique.

Le parcage de ZOMAÏ

A l’emplacement de cette statue se trouvait à partir du règne du roi AGADJA (1711 – 1742) une case hermétiquement fermée. Les esclaves troqués y étaient emprisonnés pendant quelques jours. Cela les désorientait et rendait pénible toutes les tentatives de fuite ou de soulèvement auxquelles ils pouvaient se livrer. De même, cette séquestration les préparait à la vie de promis cuité et d’obscurité dans les cales des navires négriers.

La fosse commune de ZOUNGBODJI

Lors du parcage des esclaves, certains d’entre eux perdaient la vie. A la fin de ce séjour de séquestration, les corps des morts étaient rassemblés et jetés dans une fosse commune creusée ici pendant le règne d’AGADJA (1711 – 1742). Ainsi, le mémorial de ZOUNGBODJI était érigé sur cette tombe. Cela justifie de nos jours le caractère sacral de ce lieu.

L'ARBRE DE L'OUBLI

A l’emplacement de cette statue de sirène avait été planté vers 1727 par le roi AGADJA (1711 – 1742) un arbre. Ceci avait une fonction spirituelle dans la traite négrière. Ainsi, en route vers les navires négriers, les esclaves troqués marquaient ici un arrêt rituel. Les hommes tournaient 9 fois autour de l’arbre pendant que les femmes en faisaient 7. Cette cérémonie devait les empêcher mystiquement de se souvenir de leur identité culturelle et des repères géographiques de leur pays.

La maison d'Assomption

A partir des années 1800, chaque fois que les trafiquants européens (Français, Hollandais, Portugais Danois, etc) achetaient les esclaves à la PLACE CHACHA, ils les convoyaient tous dans cette maison. Ces esclaves destinés à l’embarquement pour les Amériques y subissaient le marquage devant permettre à chaque trafiquant de reconnaître plus tard les siens. En effet, à l’aide des métaux préconçus et chauffés au feu, l’initial du nom du trafiquant était systématiquement posé aux dos de ses "produits humains ".Cette opération était toujours douloureuse pour les esclaves que l’on blessait ainsi.

La place CHACHA :la place aux enchères

Les Européens avaient marqué leur présence sur le Golfe de Guinée depuis le XVè siècle. Avec l’autorisation signée du pape Nicolas V, ils pouvaient officiellement pratiquer le commerce des esclaves à partir du 8 Janvier 1454.
Dès le début du XIXè siècle, c’était sous cet arbre implanté à la PLACE CHACHA que se tenaient les enchères publiques. Ainsi, tous les esclaves à vendre au DANXOME y étaient amenés. Les trafiquants européens (France, Portugais, Danois, Hollandais, etc.) les troquaient contre des pacotilles. Il s’agissait surtout des miroirs, liqueurs, fusils, poudres à canon, tabacs, bals de tissu, pipes, etc.

La maison AHOSSI

Habitée par des FON après la conquête du royaume de SAVI et l’occupation de OUIDAH en 1727 par le roi AGADJA (1711 – 1742), la maison AHOSSI constituait un espace lié à la route des esclaves. Ainsi, elle servait de centre d’hébergement et de tri des esclaves d’origine YORUBA et MAXI. Ils y étaient répartis par catégories d’importance. Les femmes étaient séparées des hommes. Les jeunes étaient mis hors des vieux et enfants. Les malades étaient à l’écart des personnes en bonne santé, etc.

La maison TCHIAKPE

TCHIAKPE était un aborigène HWEDA que le roi KPENGLA (1774 – 1889) fit introniser vers 1775 comme un chef traditionnel. Le monarque fit aussi de sa concession un lieu d’accueil et de regroupement des esclaves. Ainsi, les convois d’esclaves venant de la direction de SAVI marquaient ici un arrêt au cours duquel les esclaves étaient soignés avant leur vente. Les malades pouvaient y être interné jusqu’à leur rétablissement. Grâce à cette fonction liée à la traite négrière, les descendants de TCHIAKPE conservent encore des menottes et chaînes d’esclaves.

YOVOGAN HOUNNON DAGBA

YOVOGAN (chef des Blancs) représentait les intérêts du roi de DANXOME et gérait à OUIDAH les relations avec les Européens. Onze YOVOGAN se seraient succédés pendant la royauté.
HOUNNON DAGBA était un descendant d’AWESSOU (dignitaire aborigène d’Abomey) que le roi GUEZO (1818 – 1858) désigna comme YOVOGAN. Il reçut une mission spéciale dans le management de la traite négrière. Il signa en 1868 et 1879 les traités concédant COTONOU à la FRANCE. Encore chef de culte VODUN, il ordonnait dans la ville l’organisation des cérémonies rituelles provenant d’ABOMEY. Il s’établit initialement au quartier AGOLI, mais en 1895 l’administration coloniale le fit installer ici à GOMEY.

L'entrée des esclaves à Ouidah

Après de la conquête du royaume de SAVI par le roi AGADJA (1711 – 1742) en 1727, le carrefour du marché KPASSE matérialisait l’entrée des esclaves à OUIDAH.Venant en caravane de la direction de SAVI, ils y marquaient un arrêt au cours duquel leurs accompagnateurs faisaient une cérémonie rituelle d’accueil. Après cela, une musique de détresse avec un chant de malheur et de mise en garde des populations escortait les convois d’esclaves. Désormais, les riverains étaient tenus de s’enfermer dans leurs maisons. Tous ceux qui entendaient cette musique et se hasardaient à regarder les convois étaient systématiquement incorporés aux esclaves.
 

 

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