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Patrimoine >>Patrimoine paysager

Vodun To / Ahloboe

Vodun To / Ahloboe

Localisation : Village d’Ahloboé (à proximité d’Avlékété)

Historique

Le voduntô est un lieu sacré, non loin du village d’Ahloboé dans la Commune de Ouidah.

Plusieurs vagues de populations fugitives s’y sont noyées en fuyant les razzias des guerriers du royaume d’Abomey. Ce lieu a été sacralisé en mémoire de ces fugitifs et constitue un ‘‘cimetière aquatique’’ qui joue un rôle écologique essentiel pour l’environnement.

Le voduntô est délimité, à ses 8 extrémités par 2 barrages de nasses qui permettent aux alevins de se développer jusqu’à maturité. En saison sèche (Janvier-Février) les poissons migrent ailleurs, suite au pourrissement des branchages. En Mars – Avril, les pêcheurs plantent de nouvelles nasses et, le cycle naturel de reproduction et de développement des poissons se reconstitue.

Date : Vers fin XVII et XVIIIe début XIXe siècle.

Fonctions :

• Rituel religieux
• Lieu historique et de mémoire / Commémoratif (histoire du village)
• Protection de l’environnement (faune aquatique)
• Rôle écologique.  

Responsable :

-    Degbo Totcho Chef des Cultes d’Avlékété
-    Contrôle des familles Yèbè et Kindoho de Ahloboé, originaires d’Abomey (Hlabonon)

Traditions et patrimoine immobilier (associé)

•    C’est un lieu – refuge sacré où se pratiquent certaines cérémonies de purification et de protection annuelles ;
•    Lieu vénéré par les populations riveraines et soumit à un certain nombre d’interdits.

Le hameau d’Ahloboé dépend du village de Hio qui abrite une communauté homogène, Kindoho, venue, selon certains de Vakon / Porto-Novo. Les principales activités économiques sont : la pêche, la production de sel et de poissons fumés et l’huile de coco.

Il existe de nombreux cultes de vodun et de cultes des morts et la vie religieuse est matérialisée par les espaces et objets sacrés, les couvents et les forêts gérés par la communauté de Ahloboé.

Le groupe socio-culturel dominant est Xwla.

On y pratique la pêche lagunaire, l’agriculture des produits maraîchers, des légumineuses, du maïs et des tubercules. La production du sel est l’une des principales activités des femmes avec la vente des noix de coco.

Historique

•  Selon la tradition orale recueillie, village fondé par Kadja et Aho, venus d’Adja-Tado et fuyant les troupes du roi Houégbadja .A Hounsoukè, en pays Xwla, ils créèrent le site Gèto, situé entre la mer et la lagune et offrant une sécurité et un refuge contre incursions imprévues des troupes du royaume du Danxomè. Puis, ils se déplacèrent sur le site actuel d’Avlèkèté et appelèrent, le village Avlékété. Avlékété est un vodun lié l’eau et son nom fut donné au village – refuge.
•    Le nom originel est Vlékété (en xwla), dénomination donnée à une petite barque qui aide au déchargement des grandes barques Vlékété aussi serait un vodun qui bouge beaucoup et qui prédit les évènements conflictuels.

Village Avlékété et Ahloboé

NOM : Village Avlékété et Ahloboé

Sous terroirs  :Sossoucodji, Agbètotoomè, Houédénoukon- Kokodji
Associés  Anatole Kodji
Site marin  : Ahloboé (HIO)

LOCALISATION : Ile entourée par la lagune côtière

IDENTIFICATION

Nature du Patrimoine : Habitat vernaculaire
Nombreux lieux de cultes
Terroirs villageois protégés
Période de Construction   : Sous le règne du roi du Danxomè Houégbadja
 
CARACTERISTIQUES

Description sommaire

Avlékété se trouve sur une île entourée par la lagune côtière. On y compte quatre (04) sous terroirs protégés :
-    Sossoucodji
-    Agbétotomé
-    Houédénoukon Kodji
-    Anatole Codji.

On y trouve :

•  un habitat vernaculaire de cases et de petits temples de banco ou en parpaings de ciment avec des toits en tôle ou en paille.
•    des espaces sacrées / forêts : Xoxozun (bois des jumeaux) Abikun-zun (bois des enfants mal formés), Oro-zun (bois des adeptes de la société masculine Oro), Avlékété-zun, Gbinzun …..

Il existe plusieurs divinités dans les hameaux voisins : To-Kpodun (Ahloboé), Togbo-Djaka (divinité protectrice des pêcheurs), Tolègba et To-Dan (Denmè), Zangbéto (gardiens de la nuit, Agbétotomè), Abikun, Sakpata, Hèbiosso (Kodji – aga et Kodji-do) ….. qui réunissent les familles et les adeptes lors de manifestations annuelles.

Savi / Sahe

NOM  : Savi / Sahe

LOCALISATION

Commune  : Ouidah
Situation géographique : Située à 8 Km de Ouidah
Arrondissement   : 9e arrondissement
Population   : 7.715 habitants (RGPH 1999)

IDENTIFICATION

Nature du Patrimoine  : Vernaculaire, Temples et Sites historiques et archéologique
Fonction  Initiale: Village escale de la ‘‘Route des Esclaves’’
Fonction Actuelle: Administration et Résidentielle

Période de Construction : Création vers 1727 / Conquête de SAHE par le roi Agadja
 à proximité de Sahe

CARACTERISTIQUES

Description sommaire

Savi se trouve sur l’axe Abomey – Ouidah et témoigne des modes d’organisation traditionnelle de l’espace. Elle comprend deux (2) zones :

-    Quartier Sogbadji à l’Est ;
-    Quartier Azacodji à l’Ouest.                          

•    Le tissu urbain est ancien et comporte des placettes où sont implantés des temple vodoun : Agadja Legba, Ninsouxwε, Héviosso ……. ;
•    Des travaux de sondages archéologiques (1996) ont identifié l’emplacement du site du palais royal du roi Houffon (artéfacts, pipes, fers d’esclaves, poteries anciennes déposées au Musée d’Histoire de Ouidah (Fort Portugais).

Historique

L’actuel village de Savi fut d’abord un campement militaire que le roi du Danxomè Agadja, plaça au Nord Ouest du village Sahe (du roi Houffon) après sa destruction.

Savi résulte aussi de composantes historiques et géographiques car c’est un lieu de refuge des Houéda expulsés du lac et abri a servi contre les pilleurs Popo. Elle est l’exutoire naturel de la région Tori sur la lagune.

Ancienne capitale des Houéda, Sahe est connue par des descriptions de nombreux voyageurs européens (Capitaine William Sirelgrave, 1727, Chevalier d’Amon Dunglas E.). Sahe a été rasée par des armées du Danxomε en 1727 et la donné naissance à l’actuel village de Savi, établi à proximité de l’ancienne cité où se côtoyaient les négriers français, anglais, hollandais et portugais installés dans des comptoirs de traite (se rf Plan Abbé Lebat / Chevalier Des Marchais 1725 / 1726).

Dès 1727, Sahe perd sa fonction de traite au profit de Ouidah. La population de SavI est essentiellement fon et constituée de soldats installés par la conquête. Ainsi Soglo et Aza, deux fils d’Agadja sont à l’origine de la création de deux (02) grands quartiers.

Village de Djegbadji

NOM :  Village de Djegbadji  

LOCALISATION

Commune: Ouidah
Arrondissement : 7e arrondissement
Situation géographique : Village lagunaire / Semi-lacustre
Population : 5.649 habitants (RGPH 1999)

IDENTIFICATION

Nature du Patrimoine  : Bâtis vernaculaires - Environnement semi-lacustre
Fonction  Initiale : Résidentielle et agricole
Fonction Actuelle  : Résidentielle  et agricole
Période de Construction : Implantation des populations = Vers le XVIIe siècle selon la Tradition Orale

CARACTERISTIQUES

Description sommaire

Village installé sur des îlots inondables de la lagune, à proximité de la ‘‘Route des Esclaves’’, caractérisé par une économie agricole : pêche, extraction de sel, élevage de porcs. Djègbadji comprend sept quartiers : Agogocodji, Hayécodji, Nanoucodji, Kogbocodji, Doukoucodji, Koklococji, Foncomè et Xwédacomè.

C’est un site semi-lacustre et les habitants sont installés sur plusieurs îles de la lagune, ayant des barrages mobiles pour capturer les poissons.

Les habitations autrefois construites en terre et couvertes de feuilles de palmiers ou de cocotiers sont aujourd’hui bâties en parpaings de ciment et décorées quelquefois avec des moulures africaines brésiliennes.

Historique

L’extraction du sel au village Djègbadji date du XVIIe siècle et a été pratiquée par les Xwéla, habitant sur les lieux.

Le 1er occupant selon la tradition orale serait Agogoténou, originaire de Tado, après lequel s’installèrent aussi des mina, des houéda et des piroguiers passeurs de la barre.

Puis s’y arrivèrent des fon et le roi Tégbéssou y planta un arbre à Foncodji, créa un quartier contrôlé par un eunuque qui contrôlait les transactions et percevait les  taxes au profit du roi du Danxomε.

Zoungbodji et Porte du Non Retour

NOM : Zoungbodji et Porte du Non Retour 

LOCALISATION

Commune : Ouidah
Quartier    : Village Zoungbodji
Adresse    : Sur la ‘‘Route de l’Esclave’’

IDENTIFICATION

Nature du Patrimoine  : Bâtisses vernaculaires et mémorial et site historique
Fonction  Initiale  : Religieuse, Politique, Commerciale, résidentielle
Fonction Actuelle : Religieuse, Résidentielle, Mémorial et Site historique
Période de Construction :

• Création village / site : Conquête de la région par le roi Agadja (1727)
• Bâtis / concession Kakanaku et Mémorial : 1991 – 1992.
• Porte du Non Retour – 1994.

CARACTERISTIQUES

Description sommaire

Village situé entre la mer et Ouidah, sur un site lagunaire, il fut une escale importante du trafic négrier. Il est construit autour de la résidence du ‘‘Kakanaku’’ et constituait le lieu d’accueil et de marquage des esclaves avant déportation vers les Amériques et les Caraïbes.

•    La résidence de Kakanaku couvrant 625 m² environ, incluant un espace d’exposition (2 pièces d’une surface de 6 m x 6 m) en parpaings de ciment, couverts de tôle ;
•    Le mémorial dédié aux victimes de la traite négrière, construit en béton armé, décoré par Bandiera (1992) ;
•    Le lieu Zomaï qui constituait un enclos où des esclaves étaient parqués avant d’être acheminés vers les navires.
•    Porte du Non Retour construite en béton armé, sur un socle de béton, décorée par l’artiste KOUAS (structures métalliques) et (2 structures en béton armé, polychromes représentant des Egoun).

Historique

Zoungbodji était un hameau de culture agricole, à proximité de la lagune. Après la conquête de la région, le roi Agadja y installa l’un de ses frères chargés de recevoir les esclaves venus de Ouidah, de les parquer avant leur embarquement sur les navires négriers. Il y installa le Kakanaku assisté de Dognon, Chef de guerre, du Ndèhoué, Chef de la douane de l’embarcadère du Ndèhounkpè, Gankpè, Chef de la douane et de Aho, chargé de recevoir les tributs des Houéda.

Le dernier Kakanaku est mort en 1996 et n’a pas été encore remplacé (situation conflictuelle ).

 

 

Avec l'appui financier de la GTZ GmbH dans le cadre du Programme PDDC

 
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